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24/05/2006

Commentaires

très joli, très touchant tes mots. Moi à l'inverse de tes amis , je t'envie, en effet j en'ai pas réussi à être une mère au foyer, cela s'est soldé par une petite depression. Chacun doit trouver sa place en écoutant son coeur, ça parait con de le dire mais c tellement vrai. Et moi aussi j'ai consolé ds mes bras aussi svt que possible ma fille qui pleurait bcp , aujourd'hui (2 ans1/2) et depuis qu'elle a 1 an elle va au dodo tous les soirs sans sourciller ("bonne nuit maman, je t'm de tout mon amour, à demain" c ce qu'elle me dit avant que je ferme la porte...

J'ai ete elevee au debut des années 80 "en suivant le livre": biberon, laisse pleurer etc...

Du coup je ne suis pas trop traumatisée, mais c'est ma mère qui l'est. Quand elle voit des enfants calins, elle se demande si elle n'est pas passée a coté d'un truc, elle regrette de ne pas avoir suivi ses envies de pouponner, de caliner etc...

«La maternité n'est pas une phase, c'est un état dont on ne peut sortir.»
Mes trois fils ont 19 et 20 ans aujourd'hui et j'essaie de sortir de cet état, du moins physiquement, mais c'est vrai que dans la tête, on ne dort plus jamais comme avant de les avoir.
Un texte et un sujet très bien écrit aujourd'hui, Sophie.

C'est Maxence le petit joufflu sur la photo??? on n'y croirait pas...j'admire ton envie de rester avec tes enfants, moi je ne peux pas plus longtemps que les 3-4 mois de congés maternité (super débat dans l'émission de JL Delarue Jour après jour passée lundi soir en France, je pense que ça repasse sur TV5...les mamans-maison voulues, très épanouies, et les mamans-maison forcées, dont une déprime carrément !!!).
Quant au corps médical, certains s'y mettent : un jour que j'annonçais à notre généraliste que ma fille avait de la fièvre malgré l'avis du thermomètre, il m'a dit qu'il me croyait, qu'il n'y avait rien de plus sûr que l'instinct maternel...

Je suis d'accord et pas d'accord avec toi. Et en même temps, sur ce genre de sujet, cela veut dire quoi, être d'accord ? :-)
La méthode kangourou a été trouvée dans les hôtpitaux des pays du tiers monde pour compenser le manque d'engins modernes. Ainsi, en Amérique du Sud, cela fait des années et des années qu'on la pratique avec de grands succès. Alors évidemment, nos médecins regarde cela d'un air condescendant, cette méthode de pays pauvres… Sauf qu'en l'occurence,les pauvres, ils ont raison. C'est un peu un travers de notre médecine occidentale : sous prétexte d'hygiénisme, on supprime tout ce qui est simple, logique, normal et naturel. On supprime la maternité aux femmes. On n'aime pas la méthode kangourou, on n'aime pas non plus l'allaitement… Nous avons des médecins accoucheurs (alors que jusqu'à preuve du contraire, ils n'accouchent de rien du tout), on nous donne des conseils d'élevage et d'éducation très strictes qui n'ont rien à voir avec le bien être et le bon développement de l'enfant, mais qui ont tendance à nier la mère pour ne donner raison qu'aux corps médical. Faut-ils qu'ils soient jaloux pour tenter de nous évincer ?
Moyennant quoi, on a des bébés frustrés.
Tu sais, les éthologues ont remarqué depuis longtemps qu'un chaton sevré trop tôt n'aura jamais un comportement tout à fait adulte. C'est pourtant ce qu'on nous force à faire avec nos enfants.
Alors j'ai allaité mes filles pendant un an, voire deux pour la denière (et qu'est-ce que j'ai entendu). Je les ai fait dormir dans ma chambre jusqu'à plus d'un an (et qu'est-ce que j'ai entendu). Et lorsqu'elles ont des angoisses elles sont bienvenues dans mon lit (et…). Je vois pourtant bien la différence d'assurance entre ma fille aînée et la dernière…

Cela dit, je ne crois pas à l'instinct maternel ni au rôle de la mère… Comme s'il était obligatoire qu'une femme ressente quelque chose pour ses enfants, et que toute femme qui ne serait pas capable de s'investir à 200 % serait forcément une femme incomplète (je sais, tu n'as pas dit cela, je vais au delà de tes propos). Comme pour la majorité des mammifères, notre instinct, s'il devait exister, s'arrêterait au sevrage. Les chiennes ne s'occupent de leurs petits que tant qu'elles les allaitent, après c'est le groupe qui les prend en charge. C'est pareil pour quasiment toutes les espèces. Qu'on ai envie de rester avec ses enfants, de rester à la maison, c'est une chose. De le justifier au nom de l'instinct en est une autre.
La tadition aussi a bon dos. Le rôle de la femme tel que tu le décris est en fait très récent et très bourgeois. Dans les sociétés traditionnelles, dans ces familles élargies, l'éducation des enfants ne revenait pas à la seule mère, mais au groupe tout entier, et donc le plus souvent aux grands parents (qui y trouvaient leur justification), aux jeunes tantes et oncles. Les mères elles, bossainet, aux champs, à la boutique, au marché, plus tard à l'usine…, avec les autres.
Une femme à la maison qui n'a pas de rôle social extérieur, c'est une création bourgeoise du 19e. Réservée à ceux qui avaient les moyens d'avoir la domesticité qui allaient de pair.
Les années d'après guerre ont essayé de justifer le retour de la femme à la maison, mais ces années là furent courtes. Il est étonnant qu'elles aient marqué à ce point les esprits qu'on en fasse l'encrage de la tadition.
Nous n'avons pas besoin de tout ça pour essayer de nous justifier si nous voulons juste nous occuper de nos enfants. Chacune de nous devrait être libre de ses choix. Il faut être suffisemment fort dans ses convictions pour les assumer tranquillement sans avoir à les justifier par un pseudo instinct ou une pseudo Histoire des société. Aqui estoy oy, dit-on en espagnol. C'est souvent plus facile à dire qu'à faire... Mais ce sera notre meilleur moyen de claquer le beignet aux médecins, au hygiénistes, aux pédiatres, aux psy de tout poil, bref, à tous ceux qui se permettent de penser et de vivre notre maternité à notre place.

en tout cas, sincèrement, plein de bonheur pour toi et ton petit bout.

J'ai ete une maman-maison par hasard et maintenant je n'echangerai pas ma place contre un baril de metro-boulot-dodo. Evidemment c'est plus facile a assumer au Mexique par exemple qu'en France ou aux US: au Mexique si une femme ne travaille pas, c'est pas que c'est une cruche incapable de trouver un boulot, ni une menagere de moins de 50 ans c'est juste q'elle n'en a pas besoin. A la limite c'est meme mieux vu!
L'epanouissement par le travail, je n'y ai personnellement jamais cru mais je comprends que pour certaines ca soit important. J'avoue que je prefere depuis que mes enfants sont a l'ecole: les matinees sont pour moi, les apres-midi pour eux. Ils savent que je suis disponible, que je viendrai toujours au manifestations diverses et variees de l'ecole. je ne veux pas non plus dresser un tableau trop rose: il y a des fois ou j'en ai eu marre, surtout quand ils etait plus petits et en Allemagne ou il n'y avait meme pas de halte-garderie: je ne pouvais pas aller a la piscine ou chez le medecin sans les enfants...

Et c'est vrai aussi qu'il m'a fallu un certain temps pour "assumer" socialement ce choix qui n'en etait pas vraiment un au depart. Les questions du genre: "mais tu ne t'ennuis pas?" "mais qu'est ce que tu peux bien faire de toutes tes journees?", "ca ne te fait rien d'avoir fait toutes ces etudes (cheres!) pour rien?" c'est un peu vexant au debut.

Donc comme le dit si bien Sophie: vive la possibilite de choisir!

je crois qu'il ne faut écouter que son cœur car la raison…
On sait très bien, père et mère, quand il faut changer de direction si la route prise n'est pas la bonne.
Si l'on regrette, cela ne sera que de notre faute et pas celle des autres.

C'est marrant parce qu'en Suisse, la tendance actuelle est plutôt justement ce retour aux sources, toutes les jeunes mères utilisent des écharpes de portage pour porter leur bébé, à la place des traditionnel porte-bébés, moins anatomique et surtout cela privilège le lien mère-enfant. Il semblerait que des études scientifiques ont montré que les enfants qui sont portés plus de 4h par jour pleurent en moyenne 1h de moins par jour....est-ce que ça c'est pas un fameux argument, y compris par rapport au papa ;-) Alors, je crois que le mieux c'est de suivre ce que l'on ressent....

J'adore ton texte Sophie - superbe et tellement vrai. J'imagine que je passerai sans doute par les mêmes moments le jour ou j'aurai des enfants. Et j'essayerai de me rappeler de ta force de caractère - parce que je crois que tu as raison, y'a tellement de personnes qui prétendent savoir "mieux", mais qui ne savent rien du tout!

C'est marrant que tu évoques le sommeil. Ma mère a toujours un sommeil léger, agité. Lorsque je rentre chez mes parents, quand je sors le soir, je sais qu'elle ne dort vraiment qu'une fois que je suis rentrée. Souvent je me suis demandée : "et moi qui ai le sommeil si facile, si lourd qu'on pourrait cambrioler ma maison et que je ne l'entendrais pas; est ce qu'un jour je serai comme ça aussi? A ne plus savoir dormir tant que je crains pour mon enfant?". La réponse semble être oui? Et quelque part ça serait bien normal. We shall see!

En fait Akynou, je n'avais pas songé à l'instinct pour rester à la maison mais plutôt à l'instinct d'aussitôt prendre dans les bras un bébé qui pleure.

Maxence est vraiment mignon ! Ca donne envie d'avoir un garçon.

En effet, on est souvent influencées par l'entourage, l'environnement...et suivre son coeur, son instinct c'est parfois difficile.

Concernant mon expérience, j'ai 3 filles : l'ainée a 4ans 1/2. J'ai savouré chaque instant. J'ai adoré prendre mon temps, m'arrêter sur un chemin avec elle pour regarder les fourmis, les brindilles... Le bonheur ! Je ne regrette rien de tous ces moments. Elle est pleine de joie et a beaucoup d'humour.

Ma cadette a 2 ans1/2. Et là, je regrette de ne pas avoir pris mon temps avec elle. Je courais tout le temps, passais un concours... Bref, je disais "assez à la maternité, rendez-moi ma liberté" comme dans les magazines ! Et maintenant, je culpabilise en la voyant pleurer parce qu'elle n'arrive pas à s'exprimer correctement, à se faire comprendre.

Ma dernière a 9 mois, et j'essaye de prendre mon temps... et de retrouver ces moments de bonheur à cueillir les roses de la vie !

Bon courage à toutes dans vos choix !

Oui, l'instinct de prendre dans ses bras, ça c'est vrai. Et pourtant, qu'est-ce qu'on l'entend ce truc : « Il va s'y faire…» Ce que je n'ai pas dit hier soir (c'était déjà assez long), c'est que je regrette aussi plein de chose faites avec mes deux aînées quand je vois comme s'épanouïe la dernière. Et ça, c'est quelque chose que je transmettrai à mes filles.
Et puis aussi, j'ai beaucoup appris des cultures différentes : aux Antilles, on trouve normal que les enfants dorment dans la même chambre que leurs parents (souvent question de place). Ça n'en fait pas des enfants capricieux ni des gibiers à psychiatre :-)

J'ajoute cependant que je n'ai jamais cru non plus à la libération par le travail. Le travail est aliénant au possible. Parfois dégradant quand on est en but aux petits chefaillons. Le couple ne l'est pas plus. tout dépend de la qualité des interlocuteurs que l'on a en fasse de soi.

Cependant, moi, je serai morte si j'avais du rester à la maison. Mais ça, c'est moi, ma vie, ce dont quoi je suis faite et certainement pas un exemple à suivre encore moins à imposer. Il faudrait qu'hommes et femmes puissent choisir le mode de vie dont ils ont envie. Mon mari par exemple supporte mal le monde du travail. Eh bien c'est lui qui est resté à la maison. Nous nous complétons à merveille :-) [cela dit, financièrement, c'est raide]

j'avais vu un reportage sur les bébés "kangourous" en Amérique du sud. je ne sais plus quel etait le pays, mais c'etait dans un coin très très haut (genre cordillère des andes) où beaucoup d'enfants naissaient très prématurés. on voyait à quel point c'etait important pour leur développement d'être en contact si étroit avec leur maman. c'était très émouvant.

Mon fils a été hospitalisé très tôt et très longtemps. J'ai donc quasiment vécu à l'hôpital ses 2 premières années. Je l'allaitais (j'étais la seule du service) et nous vivions tous les 2 dans un cube en verre 24h/24h ! Nous n'étions jamais seuls, jamais ! Et puisque je portais mon fils contre moi toute la journée (malheureusement pas peau à peau) j'avais droit à des reflexions constantes sur les futurs caprices et la probable homosexualité de mon fils aussi bien des infirmières que de ma mère.
Maintenant ce bonhomme a bientôt 15 ans. Non seulement il est très indépendant, mais également très agréable et apparemment épanoui ! Ma fille qui a eu une petite enfance classique mais également collée à moi dès le moindre pleur, est à 20 ans une jeune fille indépendante, vivant dans une autre ville, poursuivant ses études et développant son cercle d'amis harmonieusement. Ni l'un ni l'autre n'a fait des "caprices".
Je reste persuadée que rassurer un enfant lui permet plus tard de s'aventurer dans sa vie sans angoisse.

Ah! Sophie, tu as superbement bien exploré cette pensée qui me travaillait. Enfin elle me travaille toujours vu que je ne travaille pas et que je fais juste bercer bébé, cajoler bébé, sous les grandes tirades de ma belle-mère (enfin les belles-mères à 6000km on fait bien avec!;), que je ne la laisse jamais pleurer, que je la prends dans mon lit, qu'elle fait ses siestes dans mon lit (de toute façon on n'a qu'une chambre!) Et passe une large majorité de son temps libre contre moi. Et je me fous du reste! Sauf que ce n'est pas tout à fait vrai il y a ces relents de pensées reflets de cette mentalité que tu décris si bien qui m'irrite...

L'autre jour une amie, tous nos amis n'ont pas d'enfants. Au Québec avec la dénatalité qui sévit la moyenne est de passer 30 ans pour y penser, bref cette amis me fait une visite surprise. Adore bébé qui grouille sur ces genoux, blabla, lalala et puis au détour de la conversation la phrase qui tue: Puis, tu fais quoi maintenant de tes journées?" Heu! Ah ben rien de particuler sinon m'occaoper de bébé, tu vois lui, là qui te fait la risette et te charme! Bébé est choyé mais épanoui, le temps que cela durera ne pourra pas lui faire de mal, la vie est assez rude par elle-même. Ici, il y a plein de nouvelles études qui disent que plus tu prends l'enfants qui pleure, le console et le rassure. Plus celui-ci sera équilibré à l'âge adulte et se détachera seul comme un grand. Parait que cela donne confiance à l'enfant...

Et d'abord j'ai failli de pas en profiter de ce bébé! Alors si je veux en profiter, personne ne m'indiquera comment faire le contraire. Dans un sens, tu as vécu les souffrances du prématuré qui j'imagine doivent être absolument exténuantes et j'ai vécu celle de la vie qui te fait attraper la mort. Je ne souviens pas des 3 premiers mois de ma fille, trop de brume, trop de cachets, trop de corps. Il y aura fallu cinq mois pour que je me sente mère apte à être vivante à la journée longue! Maintenant, je m'en fous si on n'est plus pauvres parce-que je ne ramène pas de beurre dans les épinards, je veux profiter de chaque instant que la vie nous a donné pour rxplorer ce lien maternel avec mon enfant. J'imaginque que tu dois ressentir à ta façon ce même instant "primal"...

Ouf! Et bien tes mots m'auront emportés...

Moi qui suis une "vieille maman", j'ai lu tes mots et les commentaires avec émotion et intérêt, comme le plus souvent. Je te trouve si mûre et si réfléchie par rapport à tout cela...Je me rappelle avoir personnellement pris ces premiers mois "en pleine poire", avec une aînée difficile, du boulot raz les yeux, un mari fils unique qui n'avait jamais vu de nouveau-né, une famille et une belle-famille ultra culpabilisantes. Le tout en 1988, temps déjà lointain où le désir d'écouter son coeur et son instinct était souvent balayé par des réflexions cinglantes. J'avais toujours l'impression de tout faire de travers! Ceci dit, ma louloutte a maintenant 17 ans et le résultat de toutes nos erreurs n'est pas trop bancal! Je suis sûre que la voix des mères va continuer à prendre le dessus par rapport aux diktats en tout genre!
A part ça,je me trompe ou Maxence est (presque) en passe de faire du lard?

Je t'en prie Etolane, je suis ravie de vous lire toutes.

Non Alice tu ne te trompes pas Maxence fait du gras...

J'ai beaucoup aimé ton texte, Sophie. Je voulais prendre du temps pour commenter, mais Bébé n'est pas très sage aujourd'hui.

Avant la naissance de Sylvain, je pensais reprendre le travail au bout du congé post-natal (10 semaines), puis je me suis rendu compte que je n'étais pas prête du tout et j'ai un pris congé parental : au bout de 10 semaines, on est encore bien fatigué, Bébé ne fait pas souvent ses nuits (il commence tout juste dans mon cas) et il commence à s'éveiller et à "communiquer". C'est vraiment dommage de devoir le laisser à ce stade. En tout cas, ça m'aurait fait mal au coeur.

C'est difficile de trouver sa place en tant que femme. Nous avons fait des études, nous avons envie d'être reconnues dans le monde professionnel. Mais cela implique souvent de renoncer, partiellement, à sa "maternité". La plupart des femmes à qui j'en parle rêverait d'un travail à temps partiel qui leur permettrait de profiter de Bébé et de travailler (et moi de même). Mais un temps partiel implique souvent un poste peu intéressant.

Autre chose qui me tracasse : j'alalite mon fils depuis un peu plus de 3 mois et je commence déjà à avoir des réactions de surprise. C'est sûr qu'allaiter est une grosse contrainte, mais c'est un choix et si je l'accepte cette contrainte, qu'est-ce que ça peut faire aux autres ?

Et pour ce qui est de prendre Bébé quand il pleure, je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Je ne peux quand même pas le laisser pleurer à se rendre malade ? Quand il sera à même de comprendre, il faudra sans doute être plus ferme, mais pas à quelques mois !

J'ai été bien longue,mais le sujet me tient à coeur tu t'en doutes et je suis contente de me retrouver dans tes textes et ceux d'Etolane.

Profite bien de Maxence et Lolo et fais leur plein plein de câlins !

un très beau texte, une très bonne fête à Sophie

Mais dis-moi, c'est pas ta fête aujourd'hui?

si merci c'est ma fête !!!

bonne fête alors et merci pour ce très joli texte qui résume parfaitement ce que je pense!

et mon fils a deux ans et demi, et je le porte encore dans mon dos, dans l'écharpe. C'est le petit garçon le plus calin du monde.


Quand ma fille avait deux jour,s à l'hôpital, je la berçais en marchant dans les couloirs pendant des heures, pour qu'elle trouve le sommeil. La débile d'infirmière de nuit m'a bien dit qu'elle allait devenir tyrannique et que je me laissais marcher dessus. A deux jours bien sûr je portais déjà Machiavel dans mes bras, tiens, pardi. La haine pure qui est venue à ce moment là contre toutes ces remarques crétines et culpabilisantes, est toujours là et m'aide à envoyer chier les donneuses de leçon de tout ordre.

A BAS LES PERFECT MUMS!

Bravo pour ce texte et les précédents, si justes et sensibles, et que je partage tout-à-fait !!

Quel splendide et bon billet ! Il m'a mis en joie , et est rempli d'intelligence, de bon-sens , et de maturité , je trouve .
C'est un billet épanoui , et ...on le voit , d'un bébé épanoui lui aussi ;)
Elle est pas belle , la vie?
Merci Sophie , de cet éclairant texte réconciliant pensée et "instinct" maternel.Un vrai texte d'un choix .Et c'est beau à lire et à imaginer.

Tiens c'est marrant, je ne connaissais pas du tout la methode kangourou, mais en fait nous l'avons "decouverte" naturellement dans notre famille... Des leur naissance mon mari a place nos enfants (maintenant 8 ans et 1 an) sur sa (large et confortable, il faut le dire!) poitrine, et ils s'y sont toujours endormi en un clin d'oeil (avec un petit tapotement rythme sur les fesses). Pere et enfants ont fait dans cette position des siestes monumentales. je crois qu'ils aimaient sentir sa chaleur et entendre le battement de son coeur. A 6 ans, mon fils cherchait encore naturellement cette position pour se faire caliner. A 8 ans, il commence a etre un peu trop grand, en ce sens que ses bras et jambes "debordent" de tous les cotes!

Nos enfantrs ont beaucoup dormi avec nous. A ceux qui vous disaient qu'ils ne gagneraient jamais leur independance, nous avons toujours retorque que le milliard d'habitants de l'Inde qui font "lit familial" ne semble pas avoir de probleme...

Montrer a un enfant qu'on l'aime en le tenant dans ses bras ne PEUT pas etre une erreur.

[Entre parentheses: nous sommes en France depuis un an, et nous avons recu plus de commentaires et reflexions sur notre maniere d'elever nos enfants, y compris de la part de parfaits inconnus croises dans la rue, que lors des 8 annees precedentes aux Etats-Unis... Je me demande d'ou vient cette difference.]

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