27/08/2007

Sainte Paperasserie priez pour nous...

Par je ne sais quel miracle les papiers US sont enfin arrivés au Consulat du Chili au Portugal. Et nous avons eu la brillante idée de le joindre ce matin au cas où. Le Consul attendait notre appel, il n'avait pas notre numéro... Petite virée à Lisbonne dans une chaleur humide assez incongrue ici. Voulant faire d'une pierre deux coups nous avons filé au Ministère de l'éducation portugais pour faire valider le passage en CE1 de Lolo. Quatre bureaux plus tard (tous dans la même rue ouf), nous avons trouvé la bonne personne qui nous a donné le bon papier dans l'heure. Le tout en Portugais. Il doit y avoir un alignement de planètes en notre faveur à moins qu'ils ne soient pressés de nous voir partir. Tous les formulaires de France sont arrivés (si, si) sauf l'extrait de naissance de Maxou puisque je ne connais visiblement pas les bons parents (là j'ai renoncé à traiter le hiatus).

Renaca (c) SB

Nous avons un toit pour notre arrivée avec Internet et vue sur la mer pour un petit tiers des prix jusque là demandés. Pour le visa ce n'est toujours pas gagné mais tout est rempli, je croiserais bien les doigts mais pour faire les cartons c'est loin d'être pratique...

22/08/2007

De retour

C'était étrange de se dire que c'était une des dernières fois que je voyais le Tage avant longtemps. J'ai gardé les yeux ouverts le plus longtemps possible pour voir Lisbonne d'en haut. Après la verdure du Nord-Est américain tout est sec ici. Nous n'étions plus habitués aux palmiers. Les enfants nous ont fait bon accueil, il a fallu passer l'après-midi avec eux avec cette envie de se coucher en boule sur le sol. Je déteste les retours de voyage. Il reste plus de choses à ranger que dans mes souvenirs.

La foule illuminée (C) SB

Eloïse a passé l'après-midi à jouer avec sa mappemonde, étonnée qu'on aille si loin. 15 petits jours...

J'ai envoyé une belle carte à ma grand-mère, une voisine lui a lue. Elle était fière, il paraît qu'elle est magnifique me dit-elle, merci de penser à moi. Elle a peur de ne jamais me revoir. Elle atttend un compte-rendu détaillé de mon installation chilienne. Mais pas par téléphone ça coûte trop cher. Comme si je pouvais la laisser dans le noir. Les valises sont déjà presque toutes défaites. Maxence y a mis du sien, il en a vidé une pour se coucher dedans. J'y ai lu un message, ne partez plus sans moi. Eloïse a flashé sur les crocs, je pourrais les avoir quand tu seras morte ? Je commence à comprendre pourquoi l'héritage est un sujet tabou dans certaines familles. Olivier a ramené un accent québécois superbe, il s'entraîne à l'occasion. N'eût été le climat, nous aurions aimé rester.

Montreal (c) SB

06/08/2007

La turista

Setubal n'est pas une ville touristique, les Setubalenses s'en plaignent. A croire qu'après Lisbonne,  les touristes ignorent cette ville pour filer vers le soleil de l'Algarve. Pourtant il fait beau ici aussi, les plages de Troïa sont magnifiques et Setubal est une ville intéressante à arpenter. Donc tous les ans, la ville essaie de développer le tourisme. Et cet été c'est le thème de la science, des activitiés sont donc présentées aux Portugais et aux touristes. Et que peut-on faire à Setubal de scientifique ? Visiter la baie et aller à la rencontre des dauphins. Tout un programme que j'attends depuis 4 ans. Et à chaque fois annulé pour des raisons indépendantes de notre volonté.

A l'eau les dauphins (c) SB

Il y a tout sur le guide, les horaires, le point de ralliement, le jour. Chouette, nous bookons la nounou et filons vers Setubal avec une Lolo enthousiaste. Hélas de dauphins il n'y en aura pas. Ce que le guide ne précisait pas c'est qu'il y avait une liste d'inscriptions close depuis des mois avec un numéro de téléphone magique non imprimé sur le guide distribué. Un secret bien gardé à destination des initiés. Voilà une façon bien confidentielle de développer le tourisme me direz-vous. Vous avez raison. Et ma Lolo en pleure encore. Non je ne suis pas énervée, ni surprise, c'était trop beau pour être honnête...

31/07/2007

Il fait trop chaud pour travailler

Que faire quand il fait 40 degrés (et plus) dehors ?

Mes_dauphins

On profite de la piscine à 30 degrés des Brigands...

Secrets (c) SB

On se raconte des secrets (ou on mange des glaces en cachette de Maman) et on admire la lune dans la mer depuis la terrasse de la maison généreusement prêtée par nos amis dans l'Algarve.

Clair de lune (c) SB

24/07/2007

Nous n'irons pas tous au paradis

Nous entrons dans l'ère des dernières fois. Nous en avons profité pour aller à Sesimbra. Les immeubles sont terminés et se dressent blancs sur le front de mer. Pour ne pas être accusée de souhaiter un retour au salazarisme comme ce fut le cas ici, je ne commenterai ni leur esthétique ni leur utilité. C'est la volonté des habitants du village, pourquoi pas. Mais soyons rassurés, ils ont prévu un plan d'urbanisme pour ne pas engorger les petites rues sinueuses parallèles au front de mer. Un parking flambant neuf sur plusieurs étages a été créé. Nous l'avions inauguré l'an dernier. Nous avions bien repéré quelques dysfonctionnements mais nous les avions mis sur le compte de sa jeunesse. Nous nous sommes dit que quelqu'un de l'entreprise les noterait aussi et ferait en sorte de les corriger. Grossière erreur à ne jamais faire au Portugal. Un an après  les choses se sont aggravées.

Sesimbra (c) SB

Au début, rien de notable, vous vous garez. Ca commence quand vous cherchez à noter le numéro de votre emplacement. La colle a fondu et toutes les plaques indicatives sont tombées. Un détail. Avec la poussette, la solution évidente est de se diriger vers la sortie handicapés. Là les choses se gâtent. Un génie des alpages a bloqué la porte donc, depuis le parking, il n'y a pas d'accès aux ascenseurs. Reste l'escalier. Et la poussette. D'autant que pour aller à la plage avec deux enfants, le barda est impressionnant. Nous voici en train de suer, maudire l'abruti qui a bloqué les portes avec Olivier qui proteste en disant que s'il voulait des marches commandos il serait entré dans l'armée et Eloïse qui trouve soudain que sa pelle et son râteau sont beaucoup trop lourds pour son petit poignet. Maxou lui sourit aux anges. On le secoue, il adore. Quant à moi, ne vous avisez pas de me demander où sont passées mes vertes années où la moitié d'un bikini et une roble légère suffisaient à mon bonheur. Non ne me demandez pas, ça me rend agressive. Nous finissons par arriver en bas épuisés mais heureux la plage nous appelle.

Deuxième erreur, les plages sont publiques ici aussi mais des concessions énormes ont été accordées et tout le front de mer est interdit aux parasols et autres pour laisser libre cours au monopole de location de tentes. Le prix n'est pas déraisonnable mais les gens sont alignés au millimètre près sur trois rangées. Et si j'avais voulu aller à la plage selon un plan d'occupation des sols sardiniers, je serais moi aussi entrée dans l'armée. Plusieurs dizaines de mètres plus loin, nous pouvons, enfn, poser l'équipement. Et installer tout le barda pour que Maxou soit à l'ombre. Ai-je besoin de préciser qu'il n'y restera quelques minutes avant d'explorer les environs ?

Maxou à la plage(c) SB

Nous oublierons presque durant deux heures qu'il nous faudra bien remonter vers la voiture. Mais, pourtant, il faudra bien le faire. Heureusement, l'ascenseur est accessible dans ce sens. Les handicapés (qui ont réussi à survivre à la descente) sont donc autorisés à retourner à leur voiture. C'est presque trop d'un coup. Bien sûr, la cabine est minuscule et personne ne veut prendre l'escalier, la queue s'allonge jusque sur la plage. J'arrive à convaincre les filles de faire un peu de sport. A chaque marche, c''est la fin du monde. D'autant que nous n'avons aucun moyen de savoir à quel étage nous sommes arrivés.  Nous finissons par retrouver la voiture. Pour maudire jusqu'à la fin des temps, les bâtisseurs de cet enfer de béton. Comme toutes les plaques sont tombées, quelqu'un a collé à la main les panneaux pour la sortie. Ca partait d'une bonne intention. Mais du coup, il l'a fait à hauteur d'homme et sans songer au fait que le conducteur d'une voiture doit anticiper. Il faut donc aller au pas, sorte de chasse au trésor moderne pour aller payer et, enfin, sortir. Au bout de quelques mètres, l'inévitable embouteillage. Pas d'inquiétudes, il y a eu un plan d'urbanisation. Simplement personne n'a songé à la circulation au même moment de toutes les voitures que l'on pouvait empiler dans ce parking. 

D'un point de vue strictement moderniste, ils ont réussi leur coup, cet endroit est devenu la énième plage à la mode du moment de la région de lisbonne. Rien dans les prix des restaurants ou des installations ne la distingue du reste de l'Europe. Les menus sont encore en Portugais mais je suppose qu'il ne faut pas s'inquiéter, ils ont bien un plan en réserve. Comme je le disais, c'est l'époque des dernières fois, et je ne peux m'empêcher d'être nostalgique en songeant à notre arrivée ici et à la joie que je me faisais alors d'aller à Sesimbra.

19/06/2007

Harcèlement bigophonique

Je ne sais pas comment ça se passe en France mais, ici, avec le télémarketing, ils dépassent joyeusement les bornes. Déjà, une fois sur deux, j'ai le droit à une fausse identité au début de l'appel. Pas simplement un faux nom mais une fausse société. Exemple. Bonjour c'est le centre de santé, il faut absolument que je parle à votre mari. Un dimanche matin ? Passez-le moi c'est très grave. En fait deux questions plus tard, et un petit sermon sur le fait que je devais savoir où était mon mari un dimanche matin, la personne a raccroché. C'était évidemment un énorme mensonge. J'ai eu aussi de faux sondages municipaux ou de faux services municipaux. Non seulement c'est exaspérant mais c'est également à mon avis fortement contreproductif. Je doute vraiment qu'une société qui se respecte arrive réellement à vendre quoi que ce soit avec ces techniques.

Mais il y a pire : l'heure de l'appel. Toujours entre 8 et 11 heures du soir. Oui vous avez bien lu jusqu'à 23 heures. Sans aucun respect de votre sommeil ou de celui de vos enfants. Et c'est très difficile de s'en dépêtrer en restant poli parce qu'ils insistent jusqu'à la gauche (comme dirait ma grand-mère, vous avez cette expression chez vous ?). Hier appel anonyme à 22 heures. A toute vitesse se présente une femme qui me demande si j'ai un ordinateur. Bêtement, je réponds oui. Au même ryhtme infernal, elle commence alors à me poser en rafales des questions sur ma connexion Internet. Et là, elle offre une faille. Puis-je vous demander qui vous fournit l'accès ? Pour la première fois en 4 ans, j'ai craqué. Non vous ne pouvez pas me le demander. Parce que je n'ai pas envie de répondre et qu'il est 10 heures du soir. Vous auriez du entendre les cries d'orfraies de ma "victime". Elle hurlait dans le combiné. Donc j'ai raccroché. Et elle a rappelé deux fois pour nous insulter et nous raccrocher au nez. Grande classe. Je n'ai qu'un regret c'est de ne pas connaître le nom de sa boîte pour ne JAMAIS signer avec eux. A mon prochain déménagement, c'est promis je commence par m'inscrire sur une liste rouge. (argg c'est le retour des listes maudites !)

Bouffe tout (c) SB

Vous noterez que ça n'a pas pertubé Maxence qui est dans sa phase bouffe-tout/je stresse Maman à mort !

22/05/2007

Il faut laisser le temps au temps

Vivre ici est une entorse au temps. Au temps qu'il fait déjà. Jusqu'à cette année, nous ne nous sommes jamais souciés de bulletin météo (qui passe à des heures impossibles), il suffisait de lever les yeux au ciel et de savcoir qu'il ferait grand beau. Quelque chose s'est détraqué cette annnée. Après un hiver sous la pluie, nous vivons un printemps glacial qui m'oblige à rallumer les radiateurs dans la chambre de Maxence une semaine sur deux. Et le Portugal n'est pas un pays fait pour la pluie. Tout est gris, sale et humide. Vivement le soleil pour faire ressortir le blanc des façades, sécher la boue et laisser le linge aux fenêtres cacher les lézardes.

Vallée du Douro (c) SB

C'est aussi une entorse au temps qui passe. Pas seulement parce qu'une minute ici ne compte pas le même nombre de secondes, d'ailleurs personne n'emploie cette unité de mesure. On parle de "moments", plus ou moins petits. Avec tous les "inhos" pour racourcir l'impression d'attente. L'heure n'est qu'une indication, le retard une politesse et l'habitude aide à calculer à partir de quelle heure l'on peut  se rendre quelque part sans être impoli et arriver avant tout le monde. Et puis les repères sont différents. Nous n'avons pas les mêmes congés, pas les mêmes fêtes des mères, le lien avec la France se distend, devient impropable. Rien que l'heure de décalage embrouille l'esprit (pas forcément très clair au départ des grands-mères). Elles appellent toujours après leurs repas, en plein dedans pour nous. Ou si tôt le dimanche matin. Tu dors à 10 heures ? Non mais à 9 oui. Et il y a le fatalisme qui vous frappe en pleine poitrine. Si les choses doivent se faire, elles se font. Et c'est d'autant plus pertubant que c'est exact. Tout se démêle au moment où on s'y attend le moins. Naturellement. L'impatience ne sert qu'à brouiller les pistes. Rester calme. Plus que quelques semaines avant le grand départ. Rien n'est prêt. Mais tout se fera...

24/04/2007

Vous pouvez répéter la question ?

J'habite une rue en terre orpheline de numéros. C'est une erreur à ne pas refaire, je le saurai désormais. Déjà mon facteur, ça le pertube. C'est toujours le même, nous aussi mais il semblerait qu'il reboote tous les matins parce que c'est toujours aussi complicado de trouver la maison.  Donc on a du courrier au petit bonheur la chance.

Vue de Setubal (c) SB

Là où ça se corse c'est avec les livraisons. Parce que les gars ne veulent pas se déplacer sans savoir précisément où vous habitez. Prudents, ils vous appellent avant. C'est plutôt bien. Mais avec mon portugnol ça devient souvent assez  comique. Allez-y vous expliquer que vous habitez au milieu de la pampa sur une route pourrie avec des moutons autour. Surtout qu'une fois sur deux, ils croient que je me moque d'eux. Je me suis rédigé un petit argumentaire tout simple avec les quelques points de repère qui pourraient leur servir. Et invariablement ça ne suffit pas et ils posent d'autres questions. Et une toujours en fin de laborieuses explications : "Vous n'avez pas de numéros" . Si j'en ai un mais il est secret, je ne le donne pas exprès pour embrouiller les livreurs.

Non, bien sûr, je ne dis pas ça. Et je reprends le cours forcément très détourné de mon descriptif. N'empêche mes colis arrivent. Soit je suis plus claire qu'il n'y paraît, soit un dieu mineur quelconque s'ennuie ferme dans le coin et m'aide.

20/04/2007

Papy m'embrouille

J'ai des sentiments de plus en plus ambivalents à l'encontre du propriétaire de notre maison. D'un côté c'est un vieux monsieur courageux qui est charmant avec nos enfants et qui a toujours essayé de rendre agréable notre séjour dans cette maison. Mais je ne supporte plus son avarice et son incapacité à tenir sa parole. J'en ai assez de l'appeler plusieurs fois dans le mois pour lui signaler des problèmes lourds dont, ensuite, il me reproche le coût sous-entendant que entretenir cette maison le ruine et qu'il ferait mieux de la louer plus cher à d'autres. Moui je demande à voir.

Et puis il y a sa volonté de toucher le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière et un petit rabais en plus grâce à sa carte senior. Ca me chauffe franchement. Et là lors d'une énième discussion, nous avons franchi encore un petit seuil dans l'exaspération. Parce qu'au Portugal les loyers sont déductibles (en partie) des impôts. Mais pour ce faire il nous faut indiquer les coordonnées fiscales du propriétaire. Par pure courtoisie, je les ai déjà, je l'ai appelé bien avant la remise des formulaires pour lui signaler que cette année, j'allais déduire mes loyers. Et bien imaginez vous que ce n'est pas possible parce que cette année, le comptable a déjà remis sa déclaration et qu'il risque une amende. Ok papy fraude, je vais m'en remettre, je ne suis pas du genre à rediger une dénonciation. Mais par contre, j'ai du mal à me remettre de son acharnement à me rendre coupable de cette fraude, parce que la maison lui coûte tant, qu'il n'a jamais augmenté le loyer (manquerait plus que ça vu combien il est exorbitant) et dernière petite insinuation de trop, il était persuadé de nous rendre service en louant à des clandestins.

Je ne sais pas où il est allé cherché cette idée farfelue mais j'ai cru exploser. De sinistres crétins ont déjà évoqué sur ce blog ma soit-disante situation irrégulière pour me faire comprendre que je n'avais le droit à aucun commentaire sur ma vie au Portugal. Tout ça pour se faire mousser eux et leur soit-disante tolérance. Je trouve cela pathétique et de mauvais goût. Je vomis d'autant plus ce comportement que mon expérience au Portugal m'a fait évoluer sur le regard que je pouvais poser sur la clandestinité.

En arrivant ici, je voulais que tout soit en règles. Et ce fut un combat de très longue haleine. je ne suis d'ailleurs pas persuadée que tous les formulaires soient bien remplis. Il doit bien m'en manquer un quelque part. Je n'ai jamais pu obtenir une liste ferme et définitive des administrations à aller voir. Tout ça pour une européenne, je n'ose imaginer si j'étais venue d'un autre continent. Et je me demande si ce n'est pas finalement une volonté politique. Une espèce d'épée de Damoclès. Vous êtes là tant qu'on vous y autorise et si, un jour, vous avez un comportement indéquat ou si l'opinion publique change nous aurons le prétexte tout trouvé pour vous refouler. Ca ne fait pas de moi, une militante de la régularisation massive des sans-papiers mais ça m'ouvre les yeux sur l'hypocrisie organisée de nos systèmes. Je trouverais bien plus juste de dire clairement à l'arrivée sur le territoire vous devez fournir tels et tels papiers, votre situation doit correspondre à une de cette liste et sinon pas la peine de tenter le coup. Evidemment, il y aurait toujours à redire sur des cas individuels mais il n'y aurait plus cette espace de non-droit et la fausse tolérance apitoyée de marchands d'esclaves. Quand je vois les taudis loués à prix d'or aux immigrants clandestins, je me dis que nous le voulons bien. D'ailleurs vous noterez qu'il n'y a jamais d'arrestations spectaculaires de ces Français si tolérants qui bafouent les lois et leurs devoirs.

Bien sûr, mon Papy n'en est pas là mais il aurait du s'abstenir de me parler de cette façon. Je ne le vois plus de la même manière voire il m'énerve en franchissant le seuil de ma maison. Et ça ce n'est pas bon signe. Il est vraiment temps que nous allions voir ailleurs si l'herbe est plus verte. Et pour cela nous allons rentrer dans ma période préférée : la demande de visa. Ba oui, parce qu'entre le Chili et le reste de l'Amérique du Sud y'a quand même la Cordilière des Andes et je n'ai pas l'intention de la franchir à pied avec mes enfants dans le dos...

Dernière demeure, Chateau de Palmela (c) SB


20/03/2007

Chateau de palmela

vue sur Setubal (c) SB
Souvent les chateaux ici abritent des pousadas, (hôtels de luxe dans des endroits restaurés appartenant au domaine national) persuadés que c'était le cas du chateau de Palmela nous n'avons jamais poussé la curiosité. Pourtant il est continuellement dans notre champ de vision surtout la nuit quand il est éclairé.

La tour et les vestiges de la chapelle (c) SB

A la demande d'Eloïse (je commence à trouver cette obsession pour les chateaux et les princes un peu inquiétante), nous avons réparé cet oubli. Et le chateau en lui même vaut la visite. Il contient plusieurs salles de présentation, une visite (extérieure)  de la maison du gouverneur, les restes d'une chapelle du XII et une église du XVème en partie restaurée.

Intérieur église de Santiago (c) SB

Bien sûr, nous avons fini par un thé à la pousada dont les prix pratiqués font penser un instant qu'on est revenu en région parisienne !

Bar de la pousada (c) SB