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09/07/2008

Dans ma bulle

Il y a énormément de décisions à prendre en ce moment. Des petites choses et des sujets plus importants. Si la sophrologie ne m'a jamais servi à rien sur le plan professionnel, elle m'a au moins aidé à savoir m'asseoir et réfléchir sans culpabiliser sur le temps qui s'écoule. Je suis beaucoup plus détendue désormais. Beaucoup trop. Je regarde le sablier, je trouve gracieux le mouvement du sable. Et j'attends. Vraisemblablement que les événements m'imposent une conduite ou que quelqu'un exaspéré fasse les choses à ma place.

C'est insupportable, je le sais mais je déteste l'idée des délais, des menaces et ce rythme qui nous est complètement imposé par l'extérieur. Et je suis tellement hostile à la notion de formulaire que je ne sais pas les remplir. Six années d'études et je gribouille, râture et me trompe. Si ce n'est pas l'essence de l'acte manqué, je me demande ce que c'est. J'ai de nouveau des crises d'angoisse qui me broient le coeur. Pour des broutilles comme le renouvellement des visas ou des papiers d'Eloïse. Pourtant pour le moment aucun problème à l'horizon.

Nous sommes en statut quo avec la propriétaire qui nous inonde de mails alternant menaces et larmes. Nous la pensions machiavélique, nous la découvrons stupide. Elle ne comprend pas les mots qu'elle lit. Ca peut paraître impossible mais cette femme est une sèche. Elle se déplace dans son nuage d'encre projetant son peu de culture en une image agréable parfaitement fausse. Elle ne comprend rien. Elle a peur et se ronge la patte prise au piège. C'est pathétique. Nous évitons soigneusement de lui répondre par peur des malentendus, elle en déduit que nous sommes d'accord avec ses demandes toutes plus irréelles les unes que les autres. Elle me fatigue. Impossible de faire preuve d'empathie pour affronter le vide sidéral entre ses deux oreilles.

Je me couvre les oreilles avec des lectures, des photos, des films. Je reste immobile plusieurs minutes d'affilée pour entendre les bruits de la maison. Je passe des heures à regarder le feu. Je pense. Je proscratine très sérieusement. Je me ramasse. J'observe Maxence observer le monde. Des heures pour une petite voiture, il danse dans les rayons de lumière, le feu l'intéresse plus que la télé. La contemplation bruyante et extatique faite enfant. Il vient s'asseoir près de moi, il aime quand je l'écoute. Il chante perdu dans un univers incroyable qui le fait sourire. Je me demande où est passée mon enfance.

Contemplation (c) SB

Mon ancienne amie, elle, s'agite. Elle a filé modifié le nom de la société que nous avions commencée en commun. Elle s'active pour nuire à mon environnement. Je suis troublée par tant d'énergie négative. Elle a éteint toute volonté de pacification de ma part. Tout sentiment aussi. Elle glisse hors de nos vies sans bruit et notre indifférence la met hors d'elle. Elle s'est mise en tête d'avoir le cuir plus dur que le mien. Elle en tire même une revendication féministe. Elle souhaite que je m'excuse et que je reconnaisse sa supériorité de caractère. Elle me soumet l'ultimatum de choisir entre elle et tous les autres. Le choix de Sophie pour une vague relation que je n'ai plus envie d'aimer. Elle n'a rien compris. La fusion n'entre pas dans mes humeurs. Je pense que je vais bientôt me réveiller pour le lui signifier...

Commentaires

Tu détesterais être à ma place où il faut que je fasse pour moi mais aussi pour le Nôm. Ne t'en fait pas, je déteste aussi :-) Je n'en peux plus de faire tout cela. Je regarde mon ordi et je repousse, je repousse. A chaque fois que j'arrive à faire quelque chose, j'ai l'impression d'une grande victoire. Avant hier, j'ai appelé le futur collège de Lou et les allocations familiales. Lundi j'ai pris contact avec des déménageurs. Hier, je ne sais plus. Des toutes petites victoires sur mon angoisse. Il y a des moment où elle est à son comble et je suis mal, mal. HEureusement, le boulot m'aide à sortir ma tête de ses serres.
J'ai de la paparasserie par dessus la tête. La seule chose qui me fait plaisir, c'est que lorsque je lève un peu la tête du guidon, je constate que j'ai avancé

je te trouve très courageuse Akynou à ta place je pense que j'aurais déjà envoyé tout valser.

Et oui Flo les enfants grandissent et surtout tes neveux qui te réclament à grands cris; non je ne fais pas de chantage affectif....

Une suggestion pour vous venger à la fois de votre propriote et de votre ex-amie : vous videz les lieux et suggérez à Chasse-Calina de prendre votre suite : tu sais chérie, cette maison est trop bien pour nous.

Pour votre enfance, elle est passée dans le regard que vous portez à vos enfants, et elle y est bien. Hé oui ;-)

Un coup de crinière rousse et hop, à dégager !
Bon courage Sophie et bons baisers de Paris où... il pleut.

ho la la ! elles sont gratinées, tant la proprio que l'ancienne copine ! dis, des fois que ça serait des cousines à Mme Mère, soit gentille : intedis leur de traverser l'océan ;)

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