Entre les gouttes
Mettre un imper sur ses coups de soleil est vraiment douloureux mais il a bien fallu faire avec les trombes d'eau qui nous ont accueillis à NY ! En plus, nous avons eu l'idée génialement stupide de prendre une navette plutôt qu'un taxi pour nous extirper de la Guardia et deux heures après, enfin, nous étions devant l'hôtel après avoir refusé de descendre deux blocs auparavant "parce que ce serait sympa de m'aider" dixit le chauffeur. L'hôtel minuscule en plein Soho nous a coûté un oeil par jour et en plus il a fallu négocier une chambre en altitude pour échapper aux bruits de la discothèque. Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre et entre deux averses, j'ai pu faire de belles rencontres et retrouver cette ville que j'aime tant.
J'ai pu aussi valider mon intuition quant au déménagement aux USA. Il y a quelques années c'était parfaitement envisageable désormais je trouve tout hors de prix et les Américains rencontrés ne nous ont pas dit le contraire. La crise est installée, je parlerais plutôt d'une morosité mondiale avec des produits de première nécessité comme les fruits et les légumes qui atteignent des sommes déraisonnables dans des budgets moyens. J'ai entendu avec stupeur (et plaisir) des collègues qui, jusqu'à maintenant s'en souciaient comme d'une guigne, demander combien d'électricité consommait la climatisation. Comme quoi, il est malheureusement vrai que le seul moyen de réveiller les consciences est de taper au portefeuille. Principe qu'il est plus difficile d'appliquer au Chili où les denrées de première nécessité augmentent chaque semaine frappant de plein fouet les foyers modestes et leur capacité de s'alimenter correctement tout en vivant dans le pays qui produit le plus de primeurs de la zone.
En regardant les quelques fruits importés (du Chili) jusqu'à 5 fois plus chers (et plus rachitiques) chez l'épicier du coin, je me suis sentie reconnaissante vis à vis de mon pays d'accueil. Et la pollution aidant, le Pacifique m'a appelée de toutes ses forces dès notre retour. C'est certainement pour cette raison que nous étions si heureux de rentrer et que nous ne sommes pas entrés une seule fois dans une agence immobilière durant cette semaine aux US contrairement aux autres séjours.
Par contre, nous avons largement profité de l'occasion pour traîner dans des bars avec concerts (concept quasi ignoré ici) et aller au cinéma pour voir Iron Man en VO. Comme je suis une fan inconditionnelle de Robert Downey Jr. malgré toutes ses addictions (malgré ou à cause ?) il était impensable de l'entendre durant deux heures doublé en Espagnol avec une voix de fausset. Pur moment de détente avant de prendre l'avion et de pleurer comme une Madeleine devant Into the Wild.
Et pour rester sur le sujet d'Hollywood voici l'immeuble "vert" où Leonardo DiCaprio se découvrant la fibre écolo a acheté un penthouse. Il pourra ainsi avec sa vue sur l'Hudson surveiller la montée des eaux et expliquer au bas peuple qu'il faudra déconsommer pour survivre.




Je ne verrai jamais Big Apple pour deux raisons au moins :
- J'ai la phobie de l'avion.
- Même d'en bas, j'ai le vertige.
Et pourtant j'aime bien cette chanson !
http://www.stlyrics.com/songs/d/daniellavoie4567/jevoudraisvoirnewyork206770.html
Rédigé par: PMB | 24/05/2008 at 04:50
Moi aussi, Sophie, j'ai une tendresse pour Robert Downey Jr depuis le film sur Charlie Chaplin.
Rédigé par: Sally | 24/05/2008 at 10:49