« Les Keys | Accueil | Entre les gouttes »

21/05/2008

Je vous parle depuis Fort Alamo

Je pensais que mon silence serait interprété comme une volonté marquée de ne plus aborder le sujet. Je me trompais lourdement. J'ai demandé à Calina de ne plus se soucier du problème puisque j'étais rentrée et que rien de tout cela n'avait d'importance pour nous. J'ai négligé le fait que ça en avait pour elle. Mais elle a compris ma volonté de ne jeter de l'huile sur le feu surtout avec la tonne de travail que nous avons ramenée avec nous. Nous sommes donc revenues à une atmosphère détendue dans le foyer.

Et aujourd'hui appel de mon amie qui, sans même marquer une pause dans la conversation, me déballe toute la hargne qu'elle a contre cette va nu-pieds qui lui a manqué de respect. Je l'interromps et lui signale que je ne souhaite pas replonger dans cet abîme de boue. Imaginez-vous que maintenant elle est en colère parce que j'ai osé la mettre au niveau de cette, de cette les mots lui manquent. J'en profite pour lui glisser que, chez moi, travaillent des êtres humains dans une hiérarchie professionnelle mais que les niveaux ne me paraissent pas adaptés à la situation. Elle s'étrangle et me rappelle que nous sommes amies et que c'est arrivé chez moi, je dois donc intervenir. Tu veux que je la vire ? Elle recule, non mais que tu connaisses son vrai visage. C'est vrai que je ne connais que très peu Calina qui travaille 45 heures par semaine à moins de deux mètres de moi avec mon fils dans les bras.

Désormais c'est moi qui suis en colère. J'ai horreur qu'on tente de m'imposer une voie dans ma propre maison. Et j'ai horreur qu'on m'impose de l'affectif pour gérer des rapports professionnels. Et sur ce, arrive un mail de la propriétaire sans un sou qui exige qu'on lui paie le loyer sur le champ en abandonnant toutes nos charges pour le bien être de nos enfants. C'est la reine de la négociation celle-là, elle ne nous propose rien comme arrangement mais attend tout de nous qui "sommes des gens de paroles". Elle a bien raison, nous sommes de parole, l'argent est déposé au tribunal, il attend tranquillement comme nous le déroulement de cette sordide histoire. Vivement que cette semaine se termine.

Commentaires

jeune fille au pair en france chez un veuf avec deux enfants , j' ai du garder les enfats avec sa belle maman pendant 10 jours en gardant evidemment tous les habitudes familiales
belle maman a attaqué en regle toutes les habitudes et tout remis en cause
moi j' ai maintenu tant bien que mal
quand il est rentré , je me suis fait descendre en beauté , ila inetrrogé les enfants et dis a belle maman qu' elle n' avait qu' a me remplacer de 7h du mat jusqu'a 22 h week end compris puisqu'elle etait si douée )

heu elle a refusé en disant qu'on verrait bien plus tard les effets de cette education plutot stricte et tres reglée ( ideale pour un enfant qui considerait etre abandonné par sa mere decedée)
ils ont bien grandi evidemment et sont devenus de gentils papa a leur tour
j' aurais proposé a cette amie de prendre la place de calina une semaine et d 'etre a tes ordres : elle verra si c'est si facile et puis d'aller critiquer chez elle et voir si c'est facile de se faire agresser chez soi

Ben dites donc, j'admire votre patience.

Et puis tiens, j'ai jamais fait ça sur la toile, mais Calina, dites-lui que je l'embrasse. Parions que, sans la moindre vraie jalousie entre vous, elle a une sacrée place dans le coeur de vos mômes. Je pense à "Mamie Ache", la "deuxième mère" de mon grand fils.

Bien que pauvres fermiers, mes parents avaient des employés : un "commis", une laveuse, une couturière, et une Calina deux ou trois jours par semaine. Nos f... auraient rougi si nous leur avions manqué de respect.

Alors PMB j'aimerais bien donner votre message mais quand même vous me compliquez la vie ! Si je l'embrasse ainsi tout de go elle va partir en courant. Si je lui explique ce qu'est un blog et que je parle d'elle dessus elle risque de ne rien comprendre (vu mon espagnol courant) et de finir de penser que je suis barjo.

"et de finir de penser que je suis barjo."

Ce qui veut dire... qu'elle a commencé ?

Oh là là là là...

Ce bilet me rappelle que ma grand-mère (1906-1976) était laveuse, elle lavait le linge chez les autres, avant les machines du même nom. Ma mère enfant l'accompagnait.
Il s'est transmis dans ma famille la mémoire des réactions de ses employeurs, les "patrons" : ceux qui étaient respectueux, ceux qui les regardaient comme des personnes et non seulement comme des domestiques, ceux qui...Il arrive fréquemment, plus de 50 ans après, que l'on évoque chez moi telle parole des Machin ou telle autre des Truc.

J'en ai gardé la très vivace la sensation que quelque chose de fondamental se joue là, dans la façon dont les enfants voient leurs parents se comporter ou, de l'autre côté, être traités, en tant que "domestiques", dans le "pacte social". Cette parole souterraine circule ensuite dans la société et nourrit une certaine vision du monde.

ça me tue des trucs comme ça ! tu sais quoi ? vous rentrez au Portugal, vous emmenez Nounou avec vous, et vous ferez une heureuse ;)

hélas le Portugal est plus subtil mais tout aussi classiste crois moi ciboulette et je n'ai pas envie de partir d'ici ni la nounou qui se plaît bien dans sa ville avec son fils.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.