Nos amis les Chinois
Nos amis les Chinois, j'ai cette petite phrase dans la tête depuis hier soir. Pourquoi a-t-il fallu que je mette TV5 pour admirer les gesticulations pathétiques et embarrassées de notre ministre des Affaires Etrangères ? Combien de contrats, de menaces, d'intérêts sont en jeu pour que les bourreaux se transforment en amis ? Et là plus que pour les mocassins à glands, la chanteuse qui pose nue ou les vacances luxueuses, j'ai honte d'être française.
Nos amis les Chinois. L'histoire s'en souviendra de cet abandon peu glorieux de toute une culture. Et pourquoi ce silence fracassant des Spielberg et consorts qui ont quitté l'organisation des jeux pour défendre le Darfour mais qui se soucie comme d'une guigne des Tibétains ? Il semble qu'il y ait des vies qui valent moins que d'autres. Aurons-nous un jour le courage d'une position claire et sans appel, comme la chancelière allemande pourtant pressée de toutes parts par ses patrons ? Pour la première fois de ma vie, j'aurais préféré être allemande hier soir.
La vraie position claire et sans appel serait d'avoir la décence de ne plus se gargariser d'être le pays des droits de l'homme, de supprimer ce "secrétariat aux droits de l'homme" dont on se demande, à part mettre en avant une sorte de call-girl du sarkozysme (là, elle est à Londres, endroit autrement plus connu pour ses manquements en la matière qu'un Pékin où point ne la vîmes).
D'avoir la franchise de dire qu'en fait, le seul truc qui nous intéresse, c'est l'argent.
Rédigé par: PMB | 26/03/2008 at 15:09