Pourquoi des plantes dans les maisons ?

Les jardins intérieurs et la bioépuration sont des thèmes à la mode. Pas un magazine de décoration ou une émission de jardinage qui ne les évoque. Mais comme d'habitude à trop simplifier on devient simplet. Pourquoi mettre des plantes dans la maison ? Parce que les plastiques, les bois traités, les tissus muraux, les moquettes et autres matériaux utilisés dans la maison se dégradent au contact de l'air. Se dégagent alors des gaz inodores mais pas innocents si on les respire plusieurs années de suite. La solution la plus simple consiste à aérer la maison plusieurs fois par jour. Certes pour laisser entrer d'autres gaz pas moins toxiques mais rarement inodores sauf à vivre en pleine campagne loin de tout centre industriel. Et, parfois, on ne peut pas aérer. D'où les études de la NASA pour purifier l'air des stations orbitales qui, bien évidemment, n'ont pas de fenêtres ouvrables. Ils ont découvert qu'un certain nombre de plantes tropicales sont des mangeuses de substances toxiques qu'elles transforment en bon oxygène. Ce qui nous fait regarder les forêts tropicales avec encore plus d'amour qu'auparavant. Elles ne sont pas que des poumons extraordinaires, elles sont aussi nos meilleures alliées.

Dans la maison (c) SB

C'est d'autant plus intéressant que ces plantes sont connues comme étant des plantes d'intérieures faciles à entretenir et résistantes. Pour ceux qui auraient encore quelques doutes, il faut souligner également le caractère acoustique de l'action d'une plante dans une maison. Et ce n'est pas anodin. Les maisons modernes résonnent, les sons sont froids. Les plantes avec leurs feuillages, les filtrent et les adoucissent, rendant les conversations nettement plus agréables.

Dans la maison (c) SB

Les ficus sont d'excellents épurateurs naturels: plastiques, solvants des traitements du bois rien ne leur résiste...

Posted by sophie bellais on mars 30, 2008 at 03:45 PM dans Bioépuration, Jardin d'hiver | Permalink | Commentaires (1)

Le cériman

Ce faux philodendron appelé Monstera deliciosa est une liane originaire des jungles tropicales d'Amérique centrale où elle peut atteindre jusqu'à 20 mètres de hauteur. Même si elle est considérée comme très facile à cultiver, elle demande une température intérieure chaude et humide et mourra en-dessous de deux degrés. Cette plante possède des racines aériennes qui lui permettent de capter l'humidité ambiante et apprécie les vaporisations.

Comme de nombreuses plantes tropicales, elle requiert une place ombragée et pas ou très peu de soleil direct. Ses feuilles contiennent de nombreuses perforations allongées qui lui valent le nom vernaculaire de Swiss cheese ou plante gruyère.

Cériman (c) SB

Le monstera deliciosa produit un fruit le cériman ou fruit délicieux qui peut mettre jusqu'à un an à arriver à maturité. On peut le consommer quand les écailles jaunissent et se détachent et a le goût de la banane et de l'ananas. Il est très rare que ces plantes en captivité produisent des fleurs et des fruits. Attention comme le reste de la plante le fruit non mûr contient des cristaux d'oxalate de calcium qui sont toxiques et irritants pour l'homme et les animaux.

Pour satisfaire les besoins en humidité de la plante on peut laisser un bol d'eau à côté d'elle afin que ses racines s'y enroulent et ne fassent le tour de la pièce à la recherche d'humidité. Les philodendrons sont réputés pour être d'excellents biopurificateurs mais comme il s'agit d'un faux philodendrons je doute que cette plante ait les mêmes capacités d'absorption du
formaldéhyde.

Cériman (c) SB

Celui ci vient d'arriver dans notre maison, nous lui cherchons un endroit adapté et espérons qu'il va se plaire...


Posted by sophie bellais on mars 18, 2008 at 06:01 PM dans Bioépuration, Fiches techniques, Jardin d'hiver, Toxique | Permalink | Commentaires (0)

Corymbia citriodora

Appelé Eucalyptus citriodora jusqu'en 1995, cet arbre est une espèce du genre Corymbia. Originaire d'Australie il peut atteindre les 50 mètres de hauteur dans son milieu naturel. Mais contenu dans un pot sa croissance en boule en fait un arbuste d'intérieur très intéressant dont les feuilles dégagent une odeur incroyable de citron (avec lesquels on peut faire des infusions).

Corymbia citriodora (c) SB

Comme tous les eucalyptus (qu'il n'est pas), cet arbuste a besoin de beaucoup d'eau (mais n'aime pas avoir les racines qui trempent) et de lumière. Si vous souhaitez qu'il se sente bien chez vous, évitez de lui brûler les feuilles en lui donnant un engrais trop fort comme je l'ai fait. Ne l'exposez pas davantage à des températures inférieures à 10 degrés Celsius. Il appartient à la catégorie des arbres purifiants et donne une allure incroyablement élégante à vos pièces. Tous mes invités sans exception le remarquent et viennent le toucher.

Posted by sophie bellais on mars 6, 2008 at 09:03 PM dans Arbustes, Bioépuration, Jardin d'hiver | Permalink | Commentaires (0)

A la vitesse de la lumière

Comme je l'ai promis je vais tenter de montrer l'évolution en temps réel des plantes du jardin d'hiver. J'ai fait beaucoup de recherches ces derniers temps sur la composition idéale d'une jardin intérieur. J'ai trouvé beaucoup de listes bien documentées avec des photos très explicites mais peu d'information sur des compositions d'ensemble ou sur la croissance des plantes.

Papyrus (c) SB

Voici donc mon papyrus posé depuis une semaine sous un vasistas, nous veillons à maintenir une humidité constante, il a grandi de 20 centimètres. Toutes les personnes qui entrent dans la maison le caressent presqque inconsciemment et finissent par demander ce qu'est cette plante élégante. Et comme en plus, le papyrus fait partie des plantes dépolluantes, il n'y a vraiment aucune raison d'hésiter.

Posted by sophie bellais on mars 5, 2008 at 02:58 AM dans Bioépuration, Jardin d'hiver | Permalink | Commentaires (7)

Azalée des Indes

L'azalée fait partie de la très grande famille des rhododendrons (500 espèces et encore plus de variétés). Il leur faut un sol riche bien draîné et une exposition mi-ombre. Honte à moi qui vient d'en laisser brûler un avant de comprendre ce que mi-ombre signifiait.

Rhododendron simsii (c) SB

Cette plante est toxique car elle contient des glycosides qui peuvent conduire jusqu'à des troubles cardio-vasculaires et neurologiques graves. Comme elle est également mellifère on veillera à tenir les ruches éloignées car le miel sera lui aussi toxique.

Rhododendron simsii (c) SB

Par contre, elle appartient à la série de plantes identifiées par la NASA comme ayant des propriétés dépolluantes neutralisant divers produits dans les matériaux ou kes les peintures, les colles et els solvants ainsi que les produits d'entretien.

Posted by sophie bellais on février 26, 2008 at 07:57 PM dans Bioépuration, Fiches techniques, Jardin d'hiver, Toxique | Permalink | Commentaires (3)

La vie du foyer

Comme vous avez pu le voir, nous inaugurons une nouvelle catégorie concernant les plantes d'intérieur. Ancienne parisienne (repentie), j'avais en horreur les pauvres ficus moribonds des salles d'attente ou les plantes de mes grands-mères mettant des années à faire une feuille dans les coins sombres et humides de leurs maisons. Après les années lusitaniennes et mes débuts en jardinage, mon avis est plus nuancé. J'ai mis toutes les fleurs dehors et j'ai constaté que nous en profitions finalement peu en tant que foyer.

Au Chili, nous avons une maison de ville avec un "jardinscule". La maison, elle, est très lumineuse et le couleur du bois et la hauteur sous plafond donnent des allures exotiques à l'ensemble. Comme nous n'aimons pas les meubles, mon mari m'a proposé d'acheter des plantes "pour faire entrer la vie". J'avais lu des articles sur la dépollution par les plantes et la régulation de l'humidité. Selon les calculs des scientifiques (de la NASA) il faut pour une hauteur de plafond de 2,7 m une plante par 9 mètres carrés. Avec notre salon de 60 mètres carrés et nos 4 mètres sous plafond, il va falloir arrondir à la dizaine supérieure !

Papyrus nains (cyperus papyrus et papyrus souchet) (c) SB

Nous avons donc commencé à errer dans les rayons des plantes d'intérieur et à découvrir des merveilles tropicales certes archi-connues  mais  généralement sous-utilisées. J'ai donc ajouté à la collection de cactus, des arbustes dont certains ont déjà doublé de volume depuis leur arrivée. Reste à maintenir un air suffisamment sec pour que les cactus n'en perdent pas leurs épines. Et à réussir à faire des photos qui mettent en situation ces plantes et démontrent à quel point elles sont indispensables dans la maison.

Une plante de Salle de bains (c) SB

Commençons donc par les payprus nains de la salle de bains et leur grand cousin dans le salon...

Cyperus papyrus (c) SB



Posted by sophie bellais on février 25, 2008 at 03:30 AM dans Bioépuration, Jardin d'hiver | Permalink | Commentaires (1)

Fleur du roi

Le papyrus( Cyperus papyrus) est constitué d'une tige ligneuse de section triangulaire supportant des feuilles disposées en étoile à  son sommet. Il peut faire jusqu'à  1m50 de hauteur. Il aime les endroits avec beaucoup de lumière et d'humidité et c'est une des rares plantes qui peut être mise en seau plutôt qu'en pot, ses racines ne risquant pas de pourrir. C'est donc une plante de salle de bains rêvée à  condition que celle-ci soit lumineuse.

Papyrus (c) SB

Si le mot papyrus de l'Egyptien antique per-peraâ est à  l'origine du mot papier, cette plante sacrée permettait de fabriquer toutes autres sortes d'objets comme des nattes, des sandales, des cordes, des embarcations, sa chair était même parfois consommée.

Papyrus (c) SB

Le Cyperus alternifolius originaire de Madagascar peut se bouturer (et supporter des températures de moins 5 degrés en ayant les pieds immergés) en mettant une de ses tiges la tête en bas dans l'eau. Certains sites affirment que ce n'est pas le cas du Cyperus papyrus. Nous verrons bien. J'ai l'intention de tenter l'expérience pour en offrir autour de moi.

Posted by sophie bellais on février 23, 2008 at 10:20 AM dans Bioépuration, Jardin d'hiver | Permalink | Commentaires (2)